Que sont-ils devenus ?

Attention spoiler ! Cette page contient du contenu destiné aux personnes qui ont déjà lu Al Baas : l'ennemi de l'intérieur et qui veulent aller plus loin, en en apprenant davantage sur les personnages après la fin de cette intrigue.
Si vous n'avez pas encore lu ce thriller, il est vivement conseillé de commencer par là.

Ils vécurent presque heureux et n’eurent pas d’enfants…

A la suite de cette affaire, Bastien Scalvoni tenta de reprendre une vie normale. Mais, n’arrivant pas à surmonter le vide laissé par sa mère, il décida, une fois encore, de partir à l’étranger, pour tout recommencer. Il s’exila à l’autre bout du monde, à Madagascar, et retourna à sa passion de toujours : le rugby, la seule chose qu’il savait véritablement faire. Il passa ses diplômes d’entraineur et fonda, avec son ancien club, le CS Bourgoin-Jallieu, une école de rugby afin de déceler les nouvelles pépites du rugby africain. Quelques années plus tard, alors que tout le monde semblait avoir oublié son nom, il revint sur le devant de la scène en réussissant l’exploit de qualifier l’équipe de Rugby à 7 de Madagascar, dont il venait de prendre les rennes, pour les Jeux Olympiques. Il réussit à vaincre définitivement sa dépendance au sexe, mais, une addiction en chassant bien souvent une autre, il tomba dans les affres de l’alcoolisme.

Louisa Benssedick, de son côté, reçut tous les mérites de la résolution de l’affaire « Al Baas ». Elle gravit rapidement tous les échelons au sein de l’antiterrorisme français, jusqu’à devenir même la première femme Ministre de l’Intérieur. Cependant, elle eut beaucoup de mal à combattre sa dépendance sexuelle, et son mandat de « Première flic de France » fut émaillée de plusieurs scandales, qui la contraignit à démissionner. Elle se retira alors de la vie politique, retourna vivre en province et ouvrit un cabinet d’avocats à Lyon. Sentimentalement, elle réussit à tomber amoureuse, et vécut une grande histoire d’amour avec une femme.

Finalement, Elie Guemoun survécu à l’explosion de l’Elysée. Après plusieurs semaines de coma, il se réveilla, un rein en moins. Il retourna au Liban et tenta de reprendre une vie normale. Amputé d’un rein et de son ami Delmat, il arrêta de travailler pour la DGSE, et se consacra pleinement à ses activités au sein de la communauté bahaïe. Mais, il fut lui aussi rattrapé par ses vieux démons : il mourut quelques années plus tard des suites d’un cancer du poumon, à l’âge d’à peine 40 ans.

Marc Delmat fut jugé à titre posthume – et condamné – pour trahison. Il repose depuis ce jour au cimetière communal de Fécamp dans l’anonymat le plus complet.

Alexandre Donnedieu et Daniel Sarrel-Kauss furent placés en détention préventive en attente de leur jugement. Leurs avocats parvinrent à faire ajourner leur procès une première fois pour vice de forme mais, alors qu’une seconde audience devait se tenir quelques mois plus tard, ils furent retrouvés pendus dans leur cellule. Si la thèse du suicide sera retenue, cela suscita de nombreuses controverses. Certains accusèrent Benssedick d’avoir commandité leur meurtre, par crainte qu’ils n’échappent à la justice. D’autres, soupçonnèrent l’Etat de les avoir fait “supprimer”, pour étouffer l’affaire…

Bien que Scalvoni fût innocenté par la justice, aucun coupable ne fut jamais condamné dans cette affaire. L’enquête fut bouclée après la mort de Donnedieu et Sarrel-Kauss, et ni Mohed Merbah, ni le professeur Gagnon ne furent inquiétés. Quant aux autres membres de la milice Al Baas, ils ne furent jamais interrogés, que ce soit par la France ou par leur pays d’origine.

De son côté, Nares Dushmani, le chauffeur Albanais, et son frère Marko, profitèrent de l’accession au pouvoir d’Hashim Thaci pour devenir l’une des branches la plus influente de la « mafia kosovare ». En effet, ils furent placés sous la protection de ce nouveau Premier Ministre, lui-même agent de la DGSE depuis la guerre de Yougoslavie. Ce fut l’accord que Dushmani avait scellé avec Delmat : il acceptait de ramener Scalvoni et Guemoun en France et, en échange, les services de renseignements français s’arrangeaient pour que Thaci, une fois arrivé au pouvoir, laisse le clan Dushmani opérer à ses petits trafics en toute impunité.

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