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Al Baas : L'ennemi de l'intérieur

Catégorie : Autour du roman

Découvrez ici les articles sur les thèmes abordés dans le roman “Al Baas” pour aller plus loin après la lecture de ce polar.

La Savoie, terre de polars et d’espions

Mêler un Savoyard à une affaire de terrorisme, dans le climat des attentats de 2015, voila qui n’est pas banal” écrivait Pierre Dompnier le 1er novembre 2018 dans La Maurienne à propos de mon roman Al Baas. Et faire venir des agents des renseignements français jusqu’en Savoie ne l’est pas non plus… Quoique…

Ces derniers mois nous ont rappelé que mon polar n’était pas si loin de la réalité. Les Pays de Savoie, et plus particulièrement la Haute-Savoie, seraient un véritable nid d’espion. Et ça ne date pas d’aujourd’hui.

Des espions tueurs russes à Annemasse, Evian et Chamonix entre 2014 et 2018

Le Monde a récemment révélé une affaire d’espionnage digne des plus grands polars : une quinzaine d’officiers du renseignements militaires russes (le GRU) auraient séjourné régulièrement dans les villes d’Annemasse, d’Evian de Chamonix et d’autres bourgs de la région entre 2014 et 2018.

Ceux-ci auraient même fait de la Haute-Savoie une base arrière pour leurs opérations clandestines. Car ils faisaient partie d’une unité spécialisée dans les assassinats ciblés, appelée 29155. Au moins l’un de ces tueurs du Kremlin aurait participé à la tentative d’empoisonnement de Sergueï Skripal (lui-même ex-membre du GRU) en 2018.

Des Alpes, les agents russes allaient et venaient dans toute l’Europe, profitant de la localisation centrale de la Haute-Savoie. Ils se seraient rendus en Bulgarie et dans d’autres pays depuis leur camp de base haut-savoyard.

Un ancien officier de la DGSE assassiné par balles au bord du Lac Léman en 2019

Quelques mois avant les révélations de la présence de ces espions russes dans la région, la Haute-Savoie avait déjà fait parler d’elle en matière d’espionnage. En mars 2019, un ancien officier du Service Action de la DGSE, Daniel Forestier, avait été retrouvé criblé de balles dans le massif de Voirons. Il avait été soupçonné d’avoir fomenté l’assassinat d’un opposant politique congolais, Denis Sassou-Nguesso quelques mois auparavant (septembre 2018). Bien qu’il fut finalement relaxé, cette zone d’ombre laissait entrevoir un possible règlement de compte. Une piste kazakhe sera également évoquée.

Pourtant, depuis qu’il avait quitté les services de renseignements, l’homme menait une petite vie paisible. Il vivait à Lucinges, où il avait tenu un bar-tabac. Il avait même été conseiller municipal et occupait son temps libre en écrivant des polars. Il était en effet l’auteur de plusieurs romans d’espionnage, inspirés de son passé et dont l’intrigue se passait, là aussi, en Savoie.

L’espionnage en Savoie, une riche histoire

Mais on n’a pas attendu l’année 2019 pour voir des histoires d’espionnage dans les pays de Savoie. Au Moyen-âge déjà, le Duché de Savoie était un enjeu géostratégique. En raison de sa localisation, toutes les voies de communications entre les Royaumes d’Italie et la France (courrier, marchandises, personnes) y transitaient et les cours d’Europe voulaient y avoir des yeux et des oreilles.

Pendant les deux guerres mondiales, la région de Genève (et sa partie savoyarde) ont toujours été un “terrain de chasse fertile” pour les espions, en raison de sa position centrale, située entre la Suisse restée neutre et la France et l’Italie, alliés puis ennemis. Le 14 juillet 1916, Max Oès, un espion suisse, est arrêté en gare d’Annemasse. Dans les années 1940, pendant l’Occupation allemande, les abords du Lac Léman et la Haute-Savoie étaient un haut lieu de la résistance, notamment de le massif des Glières.

Cet article traite d’un thème ou d’un sujet abordé dans un roman d’espionnage Al Baas : L’ennemi de l’intérieur. Découvrez ce polar

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Al Baas : un Homeland “à la française” ?

Dans la veine du bureau des légendes et autres Homeland. – Feura, le 11 Juillet 2018

Beau mélange entre roman rappelant homeland et roman érotique. – Diallo N., le 12 août 2018

Certains commentaires et avis des lecteurs de mon roman Al Baas n’ont pas manqué de comparer ce polar avec la célèbre série TV Homeland. Et je dois avouer que cette comparaison me va droit au cœur. Je suis en effet un grand fan de ce programme, et je l’avoue, celui-ci m’a clairement inspiré pour la rédaction de mon livre.

La série Homeland a été une source d’inspiration pour la rédaction du polar Al Baas

Homeland raconte l’histoire de Carrie Mathison, une agente de la CIA, qui enquête sur Nicholas Brody, un ancien soldat retenu prisonnier en Irak, qu’elle pense être un “ennemi de l’intérieur”. Un peu comme Marc Delmat, officier de la DGSE, traque, lui aussi, ce qu’il pense être un “ennemi de l’intérieur” pour la République Française dans le polar Al Baas.

D’ailleurs, l’inspiration ne s’arrête pas là. Dans Homeland, les services secrets américains recherchent également la trace d’un haut dignitaire d’Al Qaïda : Abu Nazir. Et bien, lorsque, dans mon roman, j’ai dû imaginer un seigneur de guerre du Front Al Nosra, lié à Al Qaïda (voir Comprendre le conflit syrien en 2 minutes pour en savoir plus sur ce groupuscule), mon imagination m’a emmené à créer un personnage qui soit physiquement le sosie du Abu Nazir de Homeland. D’ailleurs, les traits physiques de mon protagoniste ne sont pas les seuls à être inspirés de celui de la série TV, puisqu’il en est un “presque homonyme” : je l’ai en effet nommé Abou Nazeer (même nom, mais orthographié différemment).

Photo d'Abu Nazir, dans la série Homeland
Le terroriste Abu Nazir dans Homeland

Cela vous a donné envie de lire, ou simplement d’en savoir plus, sur Al Baas, ce roman que certains lecteurs comparent à Homeland ? Alors, découvrez la bande-annonce de ce polar.

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Dave Duerson, l’homme qui fit avancer la science sur les commotions cérébrales dans le sport

Dans Al Baas, il est question du lien entre la violence de certains sports, dont les chocs provoquent des commotions cérébrales, et certains troubles mentaux dont peuvent souffrir certains athlètes en vieillissant (comme la maladie de Parkinson de Mohamed Ali, ou la dépendance sexuelle de Bastien Scalvoni). Mais savez-vous que ce phénomène a été étudié par la médecine ? Et cela, c’est grâce à un homme : Dave Duerson, un ex-footballeur américain qui a littéralement donné son corps à la science.

Gros plan de Dave Duerson, sur un terrain de football américain
© Sports Illustrated

Son suicide d’utilité publique a permis de prouver que les commotions cérébrales provoquent des troubles mentaux chez les sportifs.

Duerson a joué plus de 10 saisons en NFL entre les années 1980 et 1990. Et, depuis l’arrêt de sa carrière, il était victime de troubles neurologiques, laissant croire qu’il souffrait d’une encéphalopathie traumatique chronique (ETC), une maladie dé-génératrice. A l’époque, il est convaincu que celle-ci est la cause de commotions cérébrales à répétition qu’il a subi lors de sa carrière professionnelle. Il s’était même impliqué dans une commission de la NFL chargée d’étudier les troubles neurologiques dont se plaignaient de plus en plus certains anciens joueurs. Mais, à l’époque, le monde du sport n’est pas prêt à admettre sa culpabilité. Surtout dans le football américain, une discipline ou l’argent et le spectacle priment. Le 17 février 2011, il décide donc de se suicider d’une balle dans le cœur, et de léguer son corps à la NFL afin que celui-ci soit étudié. Et ces études prouveront en effet qu’il souffrait bien d’ETC (encéphalopathie traumatique chronique) et que Duerson avait donc raison.

Ce sacrifice, geste des plus héroïques, ne sera donc pas resté vain puisqu’il permit de faire avancer la science. Depuis, la médecine a reconnu que les commotions cérébrales subies sur un terrain de football américain, de rugby ou un ring de boxe peuvent causer des dommages irréversibles, et provoquer des symptômes plus ou moins graves : agressivité, amnésies, nausées, maux de tête, vertiges, et parfois même une hyper-sexualité ou d’autres troubles mentaux comme la dépression. Certains sports ont d’ailleurs pris certains dispositifs pour protéger leur joueurs, comme le rugby par exemple, et son “protocole commotion“.

Plaquage de rugby pouvant provoquer une commotion cérébrale

Ce suicide altruiste, dans le but de pouvoir faire avancer la science et ainsi pouvoir aider les autres, rappelle le film Sept Vies, dans lequel Tim Thomas (interprété par Will Smith) se suicide, et lègue son corps à la science, afin que ses organes soient prélevés et greffés à 7 personnes qui en avaient besoin. Si Dave Duerson, lui, n’a pas sauvé directement de vies, il n’en est pas moins un héros, car son suicide a sans doute permis à protéger des centaines de sportifs de l’ETC (encéphalopathie traumatique chronique).


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