fbpx

Al Baas : Lennemi de lintérieur

Menu

Auteur : Sébastien Mayoux

Sébastien Mayoux oeuvre sur le web depuis quelques années. Auteur du roman Al Baas, il a également contribué sur plusieurs blogs spécialisés dans le marketing numérique et les médias sociaux, et a également créé le site d'information parodique Le Connard Enchaîné.

Le renseignement technologique est le nouveau nerf de la guerre

Le 19 septembre dernier, Huawei annonçait le Mate 30 et le Mate 30 Pro, ses deux nouveaux smartphones utilisant Hongmen, le système d’exploitation “maison” de la firme chinoise. Cela est la conséquence de la guerre commerciale que se livrent la Chine et les Etats-Unis, qui a obligé le fabricant asiatique à se passer d’Android, l’OS de Google. Si je vous en parle ici, c’est parce que cette anecdote reflète en effet l’importance de le renseignement technologique sur la marche du monde.

Car on entend souvent que les sanctions américaines à l’égard du fabricant chinois ne sont que commerciales ou politiques. Il n’en est rien. En réalité, tout commence par une histoire d’espionnage.

Huawei est sur la liste noire de la NSA depuis des années

Les services de renseignements américains ont l’entreprise chinoise dans le collimateur depuis des années. Ils craignaient que celle-ci utilisent ses terminaux pour espionner les citoyens des Etats-Unis. L’ancien agent Edward Snowden a même révélé que la NSA avait lancé une vaste opération de piratage contre l’entreprise asiatique en 2010.

Alors pourquoi cette paranoïa ? Premièrement, le fondateur d’Huawei est un ancien officier de l’armée chinoise, ce qui pouvait laisser craindre une certaine connivence avec le gouvernement. Deuxièmement, l’entreprise n’est pas qu’un constructeur de smartphones : il est aussi un fabricant de câbles sous-marins reliant certains pays d’Afrique et du Moyen-Orient à l’internet mondial. Les données transitant par ces fibres optiques revêtaient donc une importance stratégique pour la Maison Blanche, tant on sait à quel point ces régions du monde comprennent de “cibles de haute priorité” pour le Pentagone.

En matière de renseignements, l’échange d’informations et le jeu des alliances sont de mise

Dans ses opérations de collecte des données du web (comme le fameux programme PRISM) ou d’opérations de piratage ciblées, les États-Unis ne font pas cavalier seul. Ils sont notamment aidés par les services de renseignements britanniques, canadiens, australiens et néo-zélandais. Ces cinq pays (États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande) font en effet partie des “five eyes”. Selon les termes de cette alliance, les pays collaborent en terme de renseignements et ne s’espionnent pas les uns les autres. D’ailleurs, la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, a été arrêtée en 2018 au Canada, sur demande de l’administration Trump.

Bref, si je vous ai souvent parlé du renseignement humain sur ce blog, le renseignement technique est aussi très important et, comme cet article le montre, l’espionnage est aussi technologique. Il convient donc d’apporter une attention toute particulière à nos données et à leur protection.

Sources :

La Savoie, terre de polars et d’espions

Mêler un Savoyard à une affaire de terrorisme, dans le climat des attentats de 2015, voila qui n’est pas banal” écrivait Pierre Dompnier le 1er novembre 2018 dans La Maurienne à propos de mon roman Al Baas. Et faire venir des agents des renseignements français jusqu’en Savoie ne l’est pas non plus… Quoique…

Ces derniers mois nous ont rappelé que mon polar n’était pas si loin de la réalité. Les Pays de Savoie, et plus particulièrement la Haute-Savoie, seraient un véritable nid d’espion. Et ça ne date pas d’aujourd’hui.

Des espions tueurs russes à Annemasse, Evian et Chamonix entre 2014 et 2018

Le Monde a récemment révélé une affaire d’espionnage digne des plus grands polars : une quinzaine d’officiers du renseignements militaires russes (le GRU) auraient séjourné régulièrement dans les villes d’Annemasse, d’Evian de Chamonix et d’autres bourgs de la région entre 2014 et 2018.

Ceux-ci auraient même fait de la Haute-Savoie une base arrière pour leurs opérations clandestines. Car ils faisaient partie d’une unité spécialisée dans les assassinats ciblés, appelée 29155. Au moins l’un de ces tueurs du Kremlin aurait participé à la tentative d’empoisonnement de Sergueï Skripal (lui-même ex-membre du GRU) en 2018.

Des Alpes, les agents russes allaient et venaient dans toute l’Europe, profitant de la localisation centrale de la Haute-Savoie. Ils se seraient rendus en Bulgarie et dans d’autres pays depuis leur camp de base haut-savoyard.

Un ancien officier de la DGSE assassiné par balles au bord du Lac Léman en 2019

Quelques mois avant les révélations de la présence de ces espions russes dans la région, la Haute-Savoie avait déjà fait parler d’elle en matière d’espionnage. En mars 2019, un ancien officier du Service Action de la DGSE, Daniel Forestier, avait été retrouvé criblé de balles dans le massif de Voirons. Il avait été soupçonné d’avoir fomenté l’assassinat d’un opposant politique congolais, Denis Sassou-Nguesso quelques mois auparavant (septembre 2018). Bien qu’il fut finalement relaxé, cette zone d’ombre laissait entrevoir un possible règlement de compte. Une piste kazakhe sera également évoquée.

Pourtant, depuis qu’il avait quitté les services de renseignements, l’homme menait une petite vie paisible. Il vivait à Lucinges, où il avait tenu un bar-tabac. Il avait même été conseiller municipal et occupait son temps libre en écrivant des polars. Il était en effet l’auteur de plusieurs romans d’espionnage, inspirés de son passé et dont l’intrigue se passait, là aussi, en Savoie.

L’espionnage en Savoie, une riche histoire

Mais on n’a pas attendu l’année 2019 pour voir des histoires d’espionnage dans les pays de Savoie. Au Moyen-âge déjà, le Duché de Savoie était un enjeu géostratégique. En raison de sa localisation, toutes les voies de communications entre les Royaumes d’Italie et la France (courrier, marchandises, personnes) y transitaient et les cours d’Europe voulaient y avoir des yeux et des oreilles.

Pendant les deux guerres mondiales, la région de Genève (et sa partie savoyarde) ont toujours été un “terrain de chasse fertile” pour les espions, en raison de sa position centrale, située entre la Suisse restée neutre et la France et l’Italie, alliés puis ennemis. Le 14 juillet 1916, Max Oès, un espion suisse, est arrêté en gare d’Annemasse. Dans les années 1940, pendant l’Occupation allemande, les abords du Lac Léman et la Haute-Savoie étaient un haut lieu de la résistance, notamment de le massif des Glières.

Cet article traite d’un thème ou d’un sujet abordé dans un roman d’espionnage Al Baas : L’ennemi de l’intérieur. Découvrez ce polar

Où remplissez le formulaire ci-dessous pour vous faire une idée en recevant gratuitement le 1er chapitre par email

Sébastien Mayoux

Sébastien Mayoux est né en 1987 dans la région lyonnaise. Grand imaginatif, il aime crée des histoires et donner vie à des personnages depuis tout petit. Alors qu’il s’oriente vers une carrière dans la publicité, il ne lâche pas pour autant ses projets créatifs. C’est en s’expatriant de l’autre côté de l’Atlantique, en 2015, qu’il entreprend d’écrire son premier roman, qui paraîtra trois ans plus tard.